15° STAGE NAZIONALE DI JODO ED ESAMI – 25 E 26 GENNAIO 2014

   15° Stage National seite Jodo organisé par le Comité italien de Kendo

 

 

Chaque année la fédération italienne de Kendo organise un grand stage de Seite jodo sur 2 jours suivit d’un passage de grade jusqu’au 5° Dan.

Cette année la délégation japonaise envoyée  par la ZNKR était Tominaga sensei  8° Dan Hanshi et Morimoto sensei 8° Dan Kyoshi.

La délégation européenne était composée de J . Hopson renshi  7° Dan,  L. Vitalis renshi 7° Dan, D.CHABAUD renshi 7° Dan , C.Marie dit Moisson renshi  7° Dan et C.Buxton Renshi 7° Dan.

Avant de développer je tenais à remercier les organisateurs pour la qualité de leur accueil et leur disponibilité. Cela a contribué à donner une très bonne dynamique de stage dans une ambiance très cordiale.

70 participants étaient présents sur les 2 jours,  à noter la présence de 10 français et 6 Israëliens.

Le stage s’est déroulé classiquement avec une révision approfondie des points importants à respecter dans les kihons et sotai dosa.

Puis pour l’étude proprement- dite des kata , les stagiaires furent séparés en 2 groupes : un jusqu’à 2° dan inclus et un autre à partir de 3° Dan et plus..

 

Le thème d’étude a très vite était introduit par les senseï  Japonais :

Comment utiliser le Jo avec tout le corps tout en gardant la conscience de son centre.

Naturellement cette notion s’adressait à tout le monde, mais je pense qu’elle visait plus particulièrement les 3° Dan et plus.

Généralement, une fois le 3° Dan obtenu,  les pratiquants  se préoccupent de moins en moins  des kihon, ils ont tendance à collectionner les kata et  tombent pour la plupart dans une frénésie d’actions plus ou moins régies par des automatismes.

Je vous rassure il y a quelques années en arrière, moi -même j’aurai persisté dans cette direction si je n’avais pas reçu un enseignement qui me fit comprendre que le kata n’était pas un but en soi mais le révélateur, la mise en situation  d’une bonne utilisation du bâton, du corps et de l’esprit.

 

Qu’est ce que peut vouloir dire : utiliser le jo avec tout le corps ?

Dans un premier temps on pense : « ah oui, j’ai compris ! Je vais moins utiliser les bras. »

Mais comme le reste du corps n’a pas été suffisamment « éduqué » et que de surcroît l’on pensepouvoir changer ce point en pratiquant  les katas à deux , 

cela devient rapidement mission impossible….

 

Quelque soit le niveau atteint  (ce conseil a aussi été donné pour des candidats au 8° Dan !) il est indispensable de pratiquer et de perfectionner ses kihon.

Prendre conscience  au maximum de tous les parties de son corps, les pieds, les orteils, le port du buste , le te no uchi , les petits doigts etc..  

Son  centre bien sûr et ce n’est pas le plus facile à acquérir….

Ces gestes doivent être répétés quotidiennement, avec conscience et surtout sans précipitation, ce qui aura pour effet de construire de nouveau

schémas neuronaux. Une fois ces schémas neuronaux établis ils pourront s’exprimer dans le kata.

Nous serons alors libre de placer notre conscience sur celui qui porte le sabre, de bouger au bon moment , le corps se déplacera avec aisance sans précipitation , seulement avec des accélérations appropriées ce qui rendra l’extrémité du jo très vivante et éfficace

C’est ce principe qui s’exprime de façon évidente lorsque nous regardons les sensei japonais .

Mais si nous nous contentons de regarder que leurs formes et que nous les comparons,  celles ci nous apparaîtront différentes voire divergentes.., ce qui est d’ailleurs tout à fait normal : différences de morphologie, d’âge, de parcours etc..Tominaga sensei et Morimoto sensei nous en donnaient un parfait exemple.

Mais ce n’est pas cela qu’il faut retenir, il faut regarder comment leurs kata s’expriment, l’aisance qu’ils ont à utiliser leur jo , leur corps , leur esprit .

Le Kata devient vivant , il se trouve à des années lumières d’une chorégraphie plus ou moins réussie ou chacun fait son rôle de son coté.

Alors si je peux me permettre de donner un conseil il faut pendant les entraînements apprendre à rééquilibrer la proportion entre le travail à faire sur soi et le désir de vouloir faire à tout prix la série de kata.

 

Je vous souhaite une bonne continuation et  au plaisir de se retrouver l’an prochain !

 

Corinne Marie dit Moisson