La pratique de SHINDO MUSO RYU JO JUTSU

C’est l’une des 26 écoles ancestrales encore pratiquées régulièrement au Japon.
Le But n’est ni une recherche du nombre de pratiquants, ni financier…
Cette conception fait peu d’adeptes et c’est tant mieux…
A l’instar de la musique classique c’est tout d’abord étudier (pour soi) sérieusement pendant plusieurs années, puis peut-être un jour de transmettre sans aucune déformation une école ancienne.

Si la totalité de la voie a été transmise intacte génération après génération nous le devons non pas à une foule d’adeptes mais à la qualité du petit nombre de pratiquants.
Si il y a trop de monde, le professeur ne peut prêter à chacun une attention personnalisée - 6 à 8 personnes semblent être un maximum .

C’est pourquoi il ne faut pas adopter un système basé sur le grand nombre ou la masse et c’est là, ce qui fait la différence avec le sport ou le Budo actuel.
Nos contemporains ne s’intéressent qu’à la vie moderne et n’ont pas conscience des valeurs du passé. Le monde du Budo ne fait pas exception à cette régle…
Le nombre de pratiquants augmente mais les budo actuels ont perdu leur essence, l’esprit et la technique. Ils n’ont pour la plupart pratiquement plus de rapport avec la science guerrière du Japon. Ils ne sont que pratique ludique au service de la masse.

Cela est surtout dû au fait que c’est la compétition et les grades qui ont fait connaître en Europe ce que la majorité appelle « Arts Martiaux ».
En effet avec le développement des particularismes, les interprétations arbitraires et ainsi l’engouement pour la vie facile sans effort, on a fini par « enseigner » des budo sans bases ni règles ce qui rend à peu prés inintelligible les techniques martiales japonaises.
Mais que l’on se rassure cela est toujours bien présent dans certaine écoles ancestrales et attendons quelques décennies pour parler du résultats des « méthodes » modernes.